nouvelle procédure d’entrée à l’université : la lettre de la FSU aux parents, élèves, étudiants et apprentis

Pourquoi le SNEP propose de s’emparer de la pétition collectif 2013 pour augmenter le rapport de force et relancer les luttes sur les retraites ?

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mardi 24 septembre 2013 Partager envoyer par mail envoyer par mail

1. La dynamisation nécessaire suite à l’analyse du contexte « dans les têtes » : Nous restons (la FSU mais aussi les autres) sur une action compliquée la 10 septembre. Nous sommes nombreux à analyser que, si souvent les collègues ne sont pas en désaccord avec nous (analyses), ils ne voient pas de perspectives de changement possible (TINA, « si même la gauche au pouvoir ne le peut pas, alors à quoi bon »). La nécessité de créer une dynamique, mais aussi de dire à chacun qu’il peut s’investir « facilement » (première étape), est donc nécessaire pour « remobiliser » nos troupes (militantes, et des collègues). Mais aussi de dire à chacun que nous sommes nombreux à penser l’alternative. 2. L’expérience de notre syndicalisme : Pour le SNEP, les pétitions peuvent être des outils forts de création de rapport de force (et d’activité syndicale de rencontre, etc…) , à condition qu’elles soient réellement prises en main par nos militants. Pour exemple, en 2005, le SNEP seul, sur son champ de responsabilité, pour lutter contre le projet de loi Fillon qui prévoyait l’EPS optionnelle au brevet, se lance dans une campagne de signature « pas d’Education sans EPS ». 450 000 signatures récoltées sur le territoire (donc des milliers de rencontres entre collègues, avec des parents, etc…), un compteur national (et départementaux) pour dynamiser l’objectif fait « boule de neige ». Il est beaucoup plus facile pour les militants d’aller voir les députés avec des chiffres de soutien (on a tant de signatures). Donc ça pèse sur le politique, et ça peut entraîner les collègues…. Fillon ira jusqu’à dire à l’Assemblée Nationale qu’il n’a pas proposé de rendre l’EPS optionnelle !!!! En 2012, suite à l’élection présidentielle, le SNEP lance un « appel » (pétition) sur le sport scolaire. 10 000 signatures (sur 30 000 collègues) en 15 jours pour demander des engagements forts . 1 an après un décret modifié (après 35 ans), des cadres qui reviennent à l’EN. La stratégie était de « pousser » les ministres à prendre de bonnes décision. Il est indispensable que le rapport de force augmente et que nous poussions le gouvernement à prendre de bonnes décisions (cf texte de Filoche), mais aussi de rendre les collègues acteurs des choix de société. 3. Si FSU, CGT, Solidaires et les jeunes s’y mettent… on dépasse les 20 000 ? Actuellement pas encore 16 000 signatures : les dirigeants syndicaux, après la manif du 10 et à l’ouverture du débat parlementaire, iront négocier (voir les députés, etc…) avec quel rapport de force ? Cela risque bien d’être une négociation « à froid » où l’on sait qu’on ne risque pas de gagner grand-chose. Le million est atteignable, c’est un chiffre symbolique (notamment au vue des textes européens).

4. Bien évidemment, la pétition seule ne pourra tout faire. Il faudra développer une campagne d’opinion (réunions avec les forces en présence, d’éducation populaire), où justement la signature sera proposée ; les actions de tractages, de manifs, etc… Mais il parait bien difficile aujourd’hui d’entraîner les collègues sans leur dire : si il y a du monde qui y croit, vous n’êtes pas tout seul (voire nos militants). Si cela peut être un déclencheur, il serait dommage de ne pas tenter le coup (on ne risque rien en le tentant)… Pour dépasser la résignation (le piège le plus lourd), dynamiser l’action syndicale (et la fédérer : on à tous un matériel commun : associations, partis, syndicats), renforcer le rapport de force avant début octobre et préparer des audiences députés qui péseront, voici la proposition que nous faisons à la FSU : dans chaque bahut, faire signer les collègues à 10%, 15, 50% voire plus, ce n’est pas impossible car ils souhaitent autre chose !!! Remarques : On pourra toujours dire qu’il y a un papier à cigarette entre nos revendications FSU et la pétition « collectif 2013 », les autres aussi d’ailleurs, et ne pas faire ce travail. Mais nous pensons que les enjeux dépassent largement ce « papier à cigarette ». J’ai l’intime conviction que nos militants attendent d’avoir des axes forts de développement car ils veulent y aller sur ces questions, la pétition serait un premier pas de mise en commun pour préparer la suite. Il ne faut pas laisser la désespérance faire un pas de plus chez les salariés, nos collègues, les militants. Nous proposons un plan d’action original (qui permet aussi tout type d’initiative de rencontre) pour faire revivre l’espoir.

Alain DE CARLO SNEP 33

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