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Pour une agriculture paysanne, familiale, à taille humaine ! Stop à l ’agriculture intensive et industrielle !!

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dimanche 25 février 2018 Partager envoyer par mail envoyer par mail

Communiqué du RPS-FIERS au salon de l’agriculture.

Pour une agriculture paysanne, familiale, à taille humaine ! Stop à l ’agriculture intensive et industrielle !!

L’agriculture paysanne que nous défendons fait partie intégrante des luttes sociales . Elle vise à défendre ses paysans contre tous les voyous de la finance qui contribuent à les éliminer en agissant en prédateurs. Ce type d’exploitation à taille humaine doit être pourtant pérennisé car il vise aussi à produire une alimentation de qualité.

Toutes les politiques agricoles jusqu’à présent n’ont fait que durcir nos conditions de travail, les ont réduites à un carcan qui est devenu un véritable mouroir. A cause de la multiplication des contraintes administratives qui vont jusqu’aux menaces, à cause des incessantes nouvelles normes qui ne font qu’enrichir les banques et surtout le Credit agricole, à cause de de la baisse des prix et des charges trop lourdes, le moral et la santé des paysans sont atteints lourdement : un agriculteur se suicide tous les jours en France .

L’Union européenne n’a rien apporté, au contraire, son objectif était de promouvoir une agriculture dite « moderne » c’est à dire hautement industrielle, fortement dépendante des produits phytosanitaires dont on connaît maintenant les conséquences catastrophiques pour les sols, pour la santé des consommateurs et celle des exploitants. Ces produits viennent des grandes multinationales qui font du profit sur le dos des paysans et finalement sur le dos des consommateurs. La mise en concurrence de tous les paysans des pays de l’Union européenne a eu pour effet d’éliminer les petites unités et développer les grosses exploitations... Les prix agricoles ont chuté et pour ne pas étrangler tout de suite les paysans, des primes ont été versées ce qui a essentiellement permis à de grosses exploitations de racheter des plus petites, obligeant des milliers d’exploitations à disparaitre. Le modèle des très grandes exploitations n’est pas adapté ni à la variété du territoire français ni à la recherche de la qualité. Nous ne voulons pas de primes, nous voulons des prix qui rémunèrent le travail et la qualité. L’agriculture est la seule profession qui ne fixe pas ses propres prix. Rappelons toutefois que sous le gouvernement Chirac-Jospin, une loi avait été votée interdisant la vente à perte des produits agricoles, mais celle ci a été passée sous silence ! Les prix agricoles doivent être fixés par les paysans et garantis par l’Etat, couvrant les coûts de productions et permettant d’en vivre.

Le résultat de cette politique européenne agricole vise la spécialisation agricole des pays organisant la perte de notre souveraineté alimentaire. Car le système néolibéral a besoin de cette spécialisation pour introduire et imposer les traités de libre échange : CETA ( Canada/UE) en vigueur depuis septembre 2017 bien que non encore ratifié, MERCOSUR (UE/Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay.) en fin de négociation, le JEFTA avec le Japon et d’autres accords avec le Viet Nam, avec l’Indonésie, avec le Mexique. Plusieurs principes guident ces traités commerciaux dont l’abaissement voire la fin des droits de douane qui protègent les prix et le travail des exploitants et la non prise en compte du principe de précaution. Ces traités visent à favoriser les grandes multinationales au détriment des exploitants agricoles et des consommateurs . Globalement ce que nous réclamons : sortir du libre échange, qui n’est "ni libre ni échange", mais une immense arnaque organisée par l’OMC, les traités de l’Union européenne, le FMI, les banques ...

STOP à toutes les politiques d’austérité qui nous ruinent : les inégalités dans le monde n’ont jamais été aussi criantes. Demandons à tous les responsables des syndicats agricoles de sortir de ce carcan européen . Ils sont tous à la solde des politiques néolibérales et sont ligotés par les financiers .Toutes ces aides financières qui proviennent en réalité de la contribution française à l’UE, servent à rembourser les emprunts agricoles au détriment des paysans et des citoyens. Le Salon de l’agriculture a lieu du 24 février au 04 mars 2018 ; ce n’est qu’une vitrine d’apparat bien loin de la réalité de la vie des exploitations. Faute de moyens humains et financiers, nombre de petits producteurs n ’y ont pas accès. En effet, cette vitrine est patronnée par la FNSEA et tous les organismes qui en dépendent, un syndicat qui a fait valider la politique agricole commune ( PAC) pour ensuite manifester son mécontentement. Il faut savoir que les stands des exposants sont financés par des aides provenant de nos impôts ! L’ entrée au salon de l’agriculture devrait être gratuite pour tout public, car il est largement subventionné ; les stands devraient être mis gracieusement à disposition de tout paysan qui exposerait les produits de sa région. L’heure est venue d’appeler tous les visiteurs à renoncer à la visite de ce lieu qui, avec la volonté d’occulter les problèmes et les drames, ne donne pas une image exacte de l’agriculture en France. Œuvrons pour une agriculture familiale, à taille humaine, solidaire , qui permettrait de retrouver la souveraineté alimentaire ! TOUS ENSEMBLE SOUTENONS ET DEFENDONS NOS PAYSANS !!

Voir en ligne : www.rassemblement-du-peuple-souverain.org

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