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SO : La mobilisation contre la loi travail a donné lieu hier à une manifestation sans heurts malgré un guet-apens dans le tunnel

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samedi 21 mai 2016 Partager envoyer par mail envoyer par mail

article Sud Ouest du vendredi 20 mai : Défilé sans heurts, par CATHERINE DARFAY

Les manifestations contre la loi travail se suivent et ne se res- semblent pas forcément. Cette fois, la CGT a mis le paquet en termes de « service de régulation » – on ne dit plus « service d’ordre ». Soit une trentaine de gilets orange pas tombés de la dernière manif qui prennent la tête du cortège au départ de Ré- publique. Pas question de se laisser déborder, cette fois. Suivent de gros bataillons de la CGT, notamment les dockers en rangs serrés et pétara- dants. FO, FSU et Solidaires suivent derrière. Les syndicats lycéens et étu- diants sont moins visibles que d’ha- bitude. Période d’examens oblige.

Les enseignants du Snes-FSU, eux, ont commencé par un rassemble- ment contre la réforme du collège devant le rectorat. « C’est la même chose que la loi travail : on n’écoute pas les organisations syndicales et, à la fin, on en arrive à casser le cadre national », résume Graziella Danguy pour la FSU.

Derrière tout ce monde (5 000 personnes environ) et devant le camion de la Confédération natio- nale du travail (la vraie, cette fois, pas comme mardi dernier), un carré de jeunes en noir mais pas cagoulés porte la banderole « #onvautmieux- queça ». Direction la préfecture via Gambetta pour tout le monde. Tout va bien dans le meilleur des mon- des manifestants. Slogans réclamant le retrait, chansons contre la précari- té, ballons siglés et food-truck de la CGT Énergie avec ses sandwiches à 2 euros qui partent comme des petits pains.

Jusqu’au tunnel de Mériadeck. C’est là que la police « tombe » de- puis la balustrade juste devant le car- ré de jeunes. On ne passe plus. Ça gueule fort dans le tunnel, pourtant un des points de passage de l’itiné- raire officiel. Les manifestants coincés dégainent paint ball et œufs, macu- lant les tenues des policiers, mais rien de bien méchant.

Le tunnel décoincé Une partie du cortège parti devant, vers la préfecture, a fait demi-tour pour réclamer la « libération » des jeunes et protester contre ce « guet- apens ». Notamment la FSU et Soli- daires. Du coup, ce sont les forces de l’ordre qui se retrouvent coincées sous le tunnel, dans une atmo- sphère quelque peu oppressante. Quelques palabres plus tard, la queue du cortège est « libérée » par la police. Retour à République, devant le modeste campement de Nuit de- bout. Les haut-parleurs incitent à re- joindre le blocage en cours à Cestas (lire ci-contre) et à se rendre au con- cert festif prévu le soir au même en- droit mais les jeunes veulent aller plus loin.

Où ? On ne sait pas, les forces de l’ordre encadrent fermement le der- nier carré. Un sit-in s’improvise, des pas de danse aussi, et les jeunes scan- dent « rejoignez-nous, retrait des ma- traques » en rigolant. Pas de slogans anti-police mais une poignée de ma- nifestants s’échappe vers la Victoire, suivis par les cars policiers.

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