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vu dans SUD OUEST : la manif des retraités !

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mercredi 18 mars 2015 Partager envoyer par mail envoyer par mail

Plusieurs centaines de retraités ont défilé hier matin contre le gel de leurs pensions et la dégradation de leur pouvoir d’achat.

Gilles Guitton

Il n’est jamais facile de mobiliser les retraités. Par définition, n’étant plus au travail, ils sont chacun chez eux, dispersés, occupés avec leurs enfants et petits-enfants… Ce sont donc essentiellement des militants syndicaux qui n’ont pas abandonné leurs engagements en même temps que leur boulot, qui ont défilé hier matin à Bordeaux. Contre la loi Macron le 9 avril

La manifestation était aussi l’occasion de préparer le cortège suivant, le 9 avril. Les mêmes organisations, avec FO, mais toujours sans la CFDT, lancent une journée nationale d’action et de grève, « pour le retrait du pacte de responsabilité et de la loi Macron ». Politique industrielle, services publics, emploi, augmentations générales de salaire, réduction du temps de travail seront au menu revendicatif. Manifestation prévue de 10 h 30 à 14 heures, au départ des allées de Tourny.

Sans la CFDT et FO

De la place Gambetta à la préfecture de la Gironde et au Conseil général, où ils devaient être reçus. Ils étaient plusieurs centaines. Pas si mal quand les rassemblements sur ce thème se résument parfois à quelques dizaines de convaincus. Mais pas beaucoup si on compare au chiffre évoqué par les syndicats eux-mêmes de 16 millions de retraités en France.

Règne cette fois une relative unité, mais CFDT et Force ouvrière manquent au tableau. Drapeaux des différentes organisations (CGT, FSU, Fédération générale des retraités, Solidaires 33, LSR) sont en tête, tambours battants, même, pour les anciens de la Société nationale des poudres et explosifs, et rappel du dossier des ravages de l’amiante pour les anciens de Ponticelli.

Et surtout, nombre de retraités de la fonction publique et des entreprises publiques se sont déplacés. Ce ne sont pas forcément les plus mal lotis, mais ils étaient bien décidés à s’exprimer pour les autres, ceux qui vivotent de maigres retraites et pensions, au montant bloqué depuis 2010. « Beaucoup d’anciens de la Poste sont à 1 200 euros, c’est bien peu », dit un ex France Télécom, parti à des conditions nettement plus favorables. Une retraite minimum de 1 500 euros par mois pour une carrière complète est une revendication évidente pour eux.

Aider les enfants

Huguette, ancienne professeure, retraitée depuis six ans, raconte ainsi comment ses 2 000 euros mensuel de pension suffisent de moins en moins à faire face à ses charges. « Non seulement, ça n’a pas augmenté depuis 2010, mais on nous a grignotés sur la fiscalité, le taux des pensions de réversion, etc... Ça devient difficile, quand je dois encore aider mes enfants, qui sont adultes. Mais, j’ai un fils, à bac + 6, sans boulot. Quelle logique y a-t-il à faire travailler les gens plus longtemps et à laisser les jeunes sur le carreau ? »

Derrière la banderole de tête, on rencontre aussi Daniel, 66 ans, drapeau de la CGT en main. Parcours pas commun ici. Commercial, « patron pendant seize ans, salarié le reste de sa carrière ». Retraite : 1 600 euros par mois. « J’ai eu quelques très bonnes années, mais au-dessus du plafond de la Sécu, ça ne compte pas. »

Il peste contre « l’étouffement de l’esprit d’entreprise » comme un vrai libéral. Se dit prêt à reprendre une activité comme auto-entrepreneur. Parce qu’il s’ennuie un peu. Et parce que « avec 1 600 euros, vous ne voyagez pas ». Mais il est là aussi par solidarité, contre le gel, avec un vrai discours syndical.

Si les syndicats souhaitaient aller au Conseil général, c’est qu’ils réclament aussi la mise en œuvre « courant 2015 de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement et la prise en charge de l’autonomie par la Sécurité sociale », et « le développement et le renforcement des services publics indispensables à une vie digne ». Des mesures qui relèvent aussi de l’action sociale des départements

Voir en ligne : article SO du 18/03/2015

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