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Souffrance au travail

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jeudi 17 octobre 2013 Partager envoyer par mail envoyer par mail

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Notre priorité : le bien être des agents dans l’intérêt du service public

Nous l’avons écrit au moment du lancement de Cordouan, nous le répétons aujourd’hui : nombre de nos collègues éprouvent des souffrances liées à leur travail au Conseil régional d’Aquitaine. Vos sollicitations et nos échanges nous donnent un éventail assez large de ce qui mine la motivation dans le meilleur des cas, la santé bien souvent, de beaucoup d’entre nous.

Surcharges de travail : certains services au siège et certaines équipes dans les lycées ont une charge de travail bien supérieure à celle qui peut être réalisée avec les moyens existants, malgré l’implication des agents. Cette charge est considérablement alourdie, au siège comme dans les lycées, par des remplacements au mieux partiels.

Précarité : au siège certains remplacements, sur les postes d’assistants notamment, sont confiés à des personnes qui d’une mission à l’autre tournent dans les services de la Région sans savoir ce qu’elles deviendront le lendemain. Dans les lycées, cette précarité est aggravée par les moindres possibilités offertes par un seul établissement et la dispersion géographique des postes accessibles. Dans les deux cas, la collectivité s’appuie sur le fait que ces personnes souvent en grandes difficultés financières sont assez nombreuses et poursuivront leur collaboration quelles que soient les conditions, pour s’épargner une réelle prise en compte de leur situation et souvent de leur détresse.

Conditions physiques de travail : au siège comme dans les lycées, les difficultés individuelles ou collectives dans ce domaine sont traitées dans des délais qui donnent une impression d’indifférence aux agents concernés. Cela est en partie lié à un manque de moyens, mais aussi dans certains cas à une absence de capacité d’écoute et de dialogue vis-à-vis des alertes des agents et des organisations syndicales.

Au-delà de ces facteurs de souffrances généraux et communs à une grande partie du personnel de la collectivité dans les lycées comme au siège, nous rencontrons très fréquemment des exemples de management défaillant, qu’il soit démissionnaire, injuste, défiant, adepte du « toujours plus », créateur d’urgence, retardateur, irresponsable ou même dans certains cas brutal…

Il ne s’agit pas de mettre en accusation tout l’encadrement en bloc. Les encadrants ont aussi leur lot de difficultés, mais il leur revient de prendre leurs responsabilités et de jouer leur rôle. S’ils ont trop de missions, de dossiers, de réunions, les agents sous leur responsabilité n’en sont pas responsables et c’est vers leur hiérarchie qu’ils doivent diriger leurs récriminations et se tourner pour demander des arbitrages.

Au-delà de la seule défaillance managériale, la responsabilité majeure de la situation que nous connaissons repose sur le système dans sa globalité. Celui-ci n’offre aucun espace pour ouvrir le dialogue avant que les situations de tension ne dégénèrent et fassent des dégâts considérables.

Les situations conflictuelles sont souvent connues par l’administration mais elles sont traitées de manière trop lente ou trop partielle et peu d’entre elles trouvent une issue favorable, que ce soit dans l’amélioration d’un fonctionnement dans les cas les plus simples ou dans la protection effective des agents dans les autres cas. Dans les lycées, la question de la double autorité Région / Education nationale ou Agriculture est souvent invoquée pour justifier la persistance et l’aggravation des situations dégradées, mais l’absence quasi systématique de traitement des alertes sur le siège affaiblit la portée de cet argument…

Au-delà des situations localisées les plus dégradées sur lesquelles les organisations syndicales sont amenées à intervenir à la demande des agents, nous portons un diagnostic plus global de malaise dans la collectivité qui n’est pas entendu par l’administration.

Dans leur rapport Bien-être et efficacité au travail présenté, à la demande de l’administration, par deux de ses auteurs à la Région en juin 2012, Henri LACHMANN, Christian LAROSE et Muriel PENICAUD pointent l’importance d’un diagnostic objectivé et partagé : « La mesure induit les comportements : mesurer les conditions de santé et sécurité au travail est une condition du développement du bien-être en entreprise. »

El l’absence de volonté de l’administration de réaliser ce diagnostic et donc d’entamer la moindre démarche pour améliorer effectivement le bien être au travail et prévenir efficacement les situations de souffrance, nous travaillons actuellement sur notre propre questionnaire, qui sera diffusé aux agents dans les prochaines semaines.

Une fois cette enquête réalisée et analysée, nous comptons sur vous pour porter avec nous les revendications qui en découleront pour améliorer le bien-être au travail.

Le point sur les négociations… Suite à la grève de décembre 2012, des négociations ont été ouvertes à la demande du Président sur différents points. Bien que les points discutés ne soient certainement pas à la hauteur de votre mobilisation et ignorent notre revendication principale sur le régime indemnitaire, quelques avancées significatives ont d’ores et déjà été atteintes sur les remplacements dans les lycées :
- remplacement à temps complet des agents en CLM/CLD dans les établissements qui sont en dessous de la dotation cible du fait des absences.
- recrutement de titulaires, après un délai à définir, pour occuper les postes des agents placées en Congé longue maladie (CLM) ou Congé longue durée (CLD). Bien entendu, nous veillons à ce que le retour des agents en CLM CLD sur leur poste soit garanti et réalisé dans les meilleures conditions pour l’agent.
- renforcement des brigades de titulaires remplaçants dans le domaine de la restauration. Les discussions en cours portent sur l’outil de dotation qui est utilisé par l’administration depuis deux ans pour définir la composition, en nombre et en spécialité, des équipes dans les lycées. Nous sommes particulièrement vigilants sur le sort des équipes du service général qui sont amenées à suppléer aux absences et manquent d’effectif des autres services et se retrouvent donc souvent en grande difficulté.

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